D’abord présentées pour combler le déficit de la Sécu, aujourd’hui proposées pour traiter des maladies graves ou financer le plan Alzheimer, les franchises se rajouteraient à ce que les assurés
sociaux payent déjà.
De lois en décrets c’est payer toujours plus pour se soigner.
1967 déjà : le ticket modérateur devait diminuer la surconsommation médicale. Depuis, du forfait hospitalier au forfait par consultation en passant par les dépassements, ce qui reste à payer pour
se soigner est de 240 euros par personne et par an. Pour certains c’est 1 000 euros. Pour beaucoup,c’est impossible !
Avec les franchises, les malades payent pour les malades.
Les plus démunis renonceront encore à d’autres soins comme c’est déjà le cas pour les yeux et pour les dents.
Nous refusons l’instauration de telles franchises, socialement injustes, économiquement inefficaces et dangereuses pour la santé publique.
Les franchises ne seront pas remboursées par les mutuelles.
La franchise au début c’est 50 euros, mais après… Dans le projet UMP il est dit « Une franchise annuelle de 50 à 100€ », rien n’est moins sur.
Les dépassements d’honoraires, ces franchises occultes, devaient rester «raisonnables », mais aujourd’hui peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros pour une opération. Peu à peu les dépenses
non remboursées augmentent.
Les franchises, c’est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondateurs de la Sécu.
Ainsi,se développe une médecine à plusieurs vitesses.
Nous, socialistes, refusons la logique individualiste du chacun pour soi et veillerons à la sauvegarde d’un système de santé solidaire.
Corentin AICARD